Vivre mieux pour mieux vivre son travail (La QVT 2/2)
Marc Resch
Magnétiseur et Coupeur de feu pour humains & animaux, Coach alimentation


AVERTISSEMENT : les informations ci-dessous reflètent uniquement la compréhension et les croyances de l'auteur. Elles ne se substituent pas à un avis médical ni à un traitement médical, et ne peuvent remplacer une consultation auprès d'un professionnel de santé agréé. Ces informations ne sauraient être interprétées comme des recommandations en faveur ou en défaveur d'un traitement ou d'un produit quels qu'ils soient. Pour tous problèmes de santé, veuillez consulter un médecin.

Vivre mieux pour mieux vivre son travail (La Qualité de Vie au Travail 2/2)

Une solution de fond pour améliorer la QVT : changer les habitudes de vie

La législation prévoit de mesures qui sont certes utiles sur le plan administratif, mais qui ne vont peut-être pas changer efficacement la trajectoire de santé et de bien-être du travailleur. Voici quelques propositions de changements qu'il est possible de faire soi-même concrètement, au lieu d'attendre une amélioration venant de l'extérieur, pour reprendre sa propre vie en main, se sentir plus en forme et mieux faire face à un environnement de travail pathogène.

Se reconnecter à la Nature

C'est peut-être le premier changement à opérer, qui rendra tous les autres beaucoup plus faciles et naturels. Se reconnecter à la Nature n'a rien de compliqué ni ésotérique, pas besoin de pratiquer le chamanisme ou de partir faire un safari dans une lointaine contrée sauvage. Le moindre parc ou étang, la moindre forêt ou rivière peut nous permettre de ressentir à nouveau notre environnement naturel : la terre sous nos pas, le ciel au-dessus de nous, le bruit du vent dans les feuilles, les chuchotements de l'eau, la couleur des plantes et des fleurs, l'odeur de la végétation, toute la beauté d'un simple endroit de Nature que nous ne savons plus vraiment ressentir.

Si la sylvothérapie et les "bains de forêt" ont tellement de succès et améliorent objectivement la santé, c'est peut-être que notre permanent "bain de béton" est en comparaison très pathogène. Une simple marche tranquille dans une forêt apporte de nombreux bienfaits, fait baisser la fréquence cardiaque et la pression artérielle, améliore la concentration et le sommeil et diminue l'anxiété et les troubles de l'humeur, fait baisser le cortisol et stimule le fonctionnement immunitaire, augmente l'oxygénation du sang et lutte contre le vieillissement par l'apport d'ions négatifs, favorise l'absorption de phytoncides qui améliorent la santé et de bonnes bactéries pour par exemple avoir une meilleure métabolisation de la vitamine B12, fait baisser l'activité du cortex préfrontal et la rumination mentale. Serait-ce notre meilleur allié pour améliorer notre QVT ? Même regarder une simple photo de forêt a un effet apaisant.

Faire un tour dans un parc, randonner, partir camper, faire du vélo, se baigner dans la mer, un lac ou une rivière, s'assoir dans un champ, grimper dans un arbre... Aller régulièrement dans la Nature permet de faire une pause dans le stress et la pollution chimique, sonore et visuelle que nous subissons dans l'environnement urbain, loin des écrans, des médias sociaux et du brouhaha numérique. Aller dans la Nature donne l'occasion de pratiquer un peu la méditation, de « digérer mentalement » tout ce que nous avons vécu pendant nos journées d'activité, et d'en profiter pour cueillir quelques salades sauvages qui apporteront de nombreuses saveurs et bienfaits à nos repas.

Le contact avec la Nature permet aussi d'observer les oiseaux, les insectes, et les animaux, d'être témoin de leur vie à la fois simple et complexe, voir qu'ils sont nus et sans outils avec pour seul soutien ce qu'ils trouvent dans la Nature, qui leur permet de se nourrir, d'avoir des petits, de jouer et d'être heureux. Tout nous vient de cette Nature que nous avons oubliée : rien n'est produit par l'Humain. Les supermarchés et les industries ne produisent rien qui ne viennent d'abord de la terre, des roches, des arbres et des plantes. Reprendre conscience que c'est notre Terre qui nous apporte tout ce dont nous avons besoin, que les montagnes seront toujours là, que les saisons continueront à se succéder, que les fleurs et les fruits continueront toujours à pousser est profondément rassurant : quoi qu'il se passe avec la croissance économique, le CAC40 ou la géopolitique, la Nature sera toujours là pour satisfaire tous nos besoins. Raison de plus pour nous tourner vers elle, en prendre soin et lui donner toute notre gratitude.

Arrêter de regarder la télévision

"Le petit écran pose un problème majeur de santé publique." (M. Desmurget)
S'il est une chose simple, gratuite, et efficace que nous puissions faire pour améliorer la santé et la QVT, c'est bien d'arrêter de regarder la télévision. En moyenne en 2018, un français a passé 3h42 par jour devant la télévision, soit plus de 84 jours de temps de veille dans l'année, et la télé est restée allumée en moyenne pendant 6h dans le foyer. Quelques scientifiques alertent de plus en plus les citoyens et les pouvoirs publics des effets extrêmement néfastes que peuvent avoir les écrans et la télévision, notamment sur les enfants.

Le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de la Protection Maternelle et Infantile, a mis en ligne en 2017 la vidéo "Les écrans : un danger pour les enfants de 0 à 4 ans", où elle décrit le lien de causalité entre consommation d'écrans et troubles de la sphère autistique, qu'elle a constatés chez les enfants qu'elle reçoit en consultation. Les troubles "disparaissent miraculeusement" au bout de quelques semaines quand les écrans sont retirés, et l'enfant reprend un développement normal.

Quelques années auparavant, Michel Desmurget, chercheur en neurosciences cognitives au CNRS, avait fait paraître en 2011 l'excellent ouvrage "TV Lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision" et donné des conférences pour alerter l'opinion. Les résultats de ses recherches sont pour le moins inquiétants.

Selon lui, la cognition est la première impactée, et notamment son développement chez l'enfant. Même consommée en petite quantité, la télévision impacterait de façon très négative : langage, attention, lecture, imagination / créativité, temps consacré aux activités académiques, fonctionnement intellectuel / apprentissage, et résultats scolaires.

La santé est peut-être la plus touchée : temps de sommeil, obésité, tabagisme, alcoolisme, problèmes liés à la sexualité (grossesse précoce, MST), dégradation de l'image du corps (entraînant dépression, anxiété, baisse de l'estime de soi), et sédentarité (cause notamment de maladies cardio-vasculaires). La consommation de télévision ferait perdre en moyenne 2,5 à 3 ans d'espérance de vie. Pour chaque heure de télé, 22 minutes de vie en moins.

La télé induit des troubles du sommeil, comme les problèmes d'endormissement et la réduction de temps de sommeil. Nos nuits se sont raccourcies de 90 à 120 minutes depuis les 30 à 50 dernières années. La durée du sommeil est inversement proportionnelle au temps passé face à l'écran : une étude a montré que limiter la consommation de télé à moins de 30 minutes par jour augmentait le temps de sommeil quotidien de plus d'1 heure. Et pour une perte de 30 minutes de sommeil, il y a une baisse significative des performances intellectuelles, et plus encore :
Il a été clairement établi par des dizaines d'études rigoureuses qu'un manque chronique de sommeil avait sur notre organisme des effets dévastateurs. Au rang des fléaux les plus couramment observés on trouve l'obésité, le diabète, l'hypertension, la dépression, les perturbations du développement cérébral, l'émergence de comportements suicidaires, l'affaissement des défenses immunitaires, l'augmentation de certains cancers (par exemple du sein), l'exacerbation de la douleur physique, l'accroissement des risques d'accidents du travail et de la route, l'usage de substances psychotropes dont l'alcool, la nicotine et la caféine. À cette longue liste il convient aussi d'ajouter une altération sévère du fonctionnement émotionnel et cognitif, ainsi qu'une détérioration des capacités d'apprentissage et de mémorisation.
L'un des aspects peut-être les plus importants pour la QVT est l'impact négatif de la télévision sur la sociabilité et la violence : agressivité et violence, habituation et passage à l'acte, accroissement de la peur et de l'anxiété. Une étude du CSA des années 1990 a montré qu'un téléspectateur moyen passant 3h30 quotidiennement devant l'écran voyait 2 600 crimes et 13 000 actes violents chaque année. Et les nombreuses études sur le sujet ont conclu que "les contenus violents étaient porteurs d'un profond pouvoir anxiogène". La télévision a tendance à nous rendre agressif, et de plus elle nous fait peur. Au milieu des années 1970, une étude a montré l'existence d'un « syndrome du grand méchant monde » : plus un individu regarde la télévision, plus il a peur de se faire agresser et estime qu'on ne peut pas faire confiance à la plupart des gens. La télévision induit du stress de façon importante en donnant une image négative du monde : "À force de baigner dans un cloaque d'images violentes, [...] le spectateur finit par se persuader que le monde est infiniment plus dangereux, plus perfide et plus brutal qu'il ne l'est en réalité."

Michel Desmurget conclut que "une écrasante majorité de spectateurs assidus et parents dévoués ne mesurent pas pleinement le degré de toxicité du petit écran". La consommation de télévision accroîtrait considérablement la prévalence de l'obésité, du tabagisme, de l'alcoolisme, des troubles du sommeil, des actes suicidaires, des conduites sexuelles à risques et des désordres du comportement alimentaire (anorexie/boulimie), et aurait un impact négatif sur l'estime de soi, la dépression, l'anxiété, et les relations interpersonnelles. Ses recommandations sont : dans l'idéal, zéro télé. Sinon, jamais de télé dans la chambre à coucher, aucune télé avant 6 ans, 3-4 heures maximum par semaine pour les primaires et collégiens. Et ne pas oublier que la télévision est un facteur d'isolement social et qu'elle expose le spectateur à des risques morbides majeurs par sa propension à favoriser la sédentarité, le déclin cognitif inhérent au processus de vieillissement, l'apparition de pathologies cérébrales dégénératives (Alzheimer) et les conduites à risques.

Améliorer son alimentation


L'alimentation a un impact majeur sur notre santé, sur notre vie de tous les jours, et également sur notre productivité et notre motivation au travail. Elle influence de façon essentielle aussi bien l'état de santé physique, que le moral et la clarté mentale. En effet, l'influence de l'alimentation sur le comportement, même si elle a été brillamment exposée par de nombreuses recherches, reste largement méconnue.

Depuis Darwin et les premières études d'anatomie comparée au début du XIXe siècle, nous savons que notre système digestif est très similaire à celui des grands singes. Le régime alimentaire physiologique de l'humain se compose donc essentiellement de fruits et de légumes, crus et non transformés. Améliorer son alimentation consiste donc à se rapprocher autant que possible de l'alimentation vivante, c'est une démarche accessible à tous, qui procure une amélioration radicale et profonde de l'état de santé global. D'abord en réduisant l'acidose métabolique, qui favorise la fatigue, les TMS, l'irritabilité, les infections et le vieillissement, et en apportant une quantité importante de tous les nutriments nécessaires sans apporter rien de néfaste. L'alimentation vivante permet en général de se sentir mieux à tous les niveaux :
  • Avoir plus d'énergie et une meilleure performance au travail
  • Faire disparaitre les symptômes non pathologiques (migraines, douleurs, fatigue, surpoids, ...)
  • Réduire le stress, l'anxiété et les RPS
  • Réduire le nombre et l'intensité des TMS
  • Prévenir les maladies chroniques
  • Améliorer la clarté mentale et la concentration
Loin d'être un régime austère, l'alimentation vivante permet au contraire de confectionner un grand nombre de plats variés et tout autant délicieux qu'étonnants. Des soupes épinard banane basilic, des crèmes au chocolat avec des avocats, des sauces colorées et épicées... La « crusine », c'est un nombre infini de recettes simples et savoureuses, qui permettent le tour de force d'allier simplicité de confection, rapidité de préparation, satisfaction gustative et sensorielle, et amélioration de la santé. Pourquoi s'en priver, et continuer à "creuser notre tombe avec notre fourchette" ?

Car si l'on ne mange pas "vivant", que mange-t-on ? Comme l'explique brillamment la naturopathe Irène Grosjean, la viande, les laitages et les produits animaux encrassent le corps et provoquent de nombreuses affections, ainsi qu'un état latent d'inflammation, de colère et de tension. Les céréales cuites engorgent l'organisme et entraînent des blocages, des stagnations et un état de fatigue, de confusion mentale et de passivité. Les aliments raffinés, les aliments transformés et les additifs alimentaires qu'ils contiennent peuvent être sources de très nombreux problèmes de santé, notamment d'importants troubles du comportement, de la cognition et de la santé mentale. La cuisson, enfin, détruit les nutriments, plus ou moins selon l'intensité et la durée, et génère des molécules artificielles qui encrassent et cancérisent les cellules. Que faire ?

Ce n'est pas parce qu'un aliment est bon au goût qu'il est bon pour la santé, ni parce qu'il est légalement vendu comme un objet comestible qu'il devrait être consommé. C'est parce que l'alimentation vivante est la seule alimentation vraiment physiologique pour l'humain qu'elle permet d'enrayer la progression et de faire disparaitre plus de 90 maladies réputées incurables, comme le diabète de type 2, la polyarthrite rhumatoïde, la fibromyalgie, la dépression, et un bon nombre de maladies dites de civilisation. Pourquoi attendre pour s'y mettre ? Changer d'alimentation est ce que nous pouvons faire de plus efficace et de plus immédiat pour transformer notre état de santé et renforcer notre bien-être au quotidien.

Pratiquer la méditation

Pratique ancestrale, la méditation est la voie royale menant à la tranquillité de l'esprit et le calme intérieur. Il y a de nombreuses formes de méditation, utilisant des techniques simples basées sur la respiration, la visualisation, la focalisation mentale et l'intention. De la même façon que pour un sport, la méditation s'apprend et se pratique comme un entraînement personnel. Elle apporte de nombreux bienfaits tant psychiques que physiques. C'est un outil indispensable pour retrouver la force de faire face de façon autonome au monde actuel, en conservant calmement le sourire. La pratique régulière de la méditation permet de :
  • Diminuer le stress général et augmenter la résistance au stress
  • Retrouver le calme mental et arrêter de ruminer des pensées non désirées
  • Retrouver un sommeil de qualité
  • Détendre le corps et l'esprit, retrouver de l'énergie mentale et physique
  • Faire face aux conflits et frustrations de façon plus calme, et réagir de façon plus posée
  • Se libérer d'émotions douloureuses
  • Pardonner, se libérer du passé et de situations pénibles et voir le monde avec un oeil neuf
  • Traiter la douleur, la peur, les problèmes de santé mineurs
Pour retirer des bénéfices de la méditation, il n'est pas nécessaire d'être un grand moine bouddhiste ou d'avoir passé 20 ans dans un ashram en Inde. Pratiquer régulièrement pendant quelques minutes par jour vaut mieux que s'astreindre épisodiquement à une longue méditation contraignante. La méditation devrait s'intégrer naturellement à la vie courante, aussi simplement que prendre une pause pour boire une infusion ou manger une pomme.

La méditation devrait être le moment le plus épanouissement de notre journée. Nous reconnecter avec ce calme serein que nous ressentons après l'ascension d'une montagne en contemplant le panorama, cette sensation de confort et de sécurité que nous éprouvons le dimanche matin en nous réveillant à 6h avec la possibilité d'une grasse matinée, ce sentiment de confiance et de force accomplie après avoir surmonté avec succès une épreuve pourtant pas gagnée d'avance : c'est cet état trouvé pendant la méditation que nous pouvons, par la pratique, étendre à toute notre existence.

Communiquer pour libérer les tensions

La communication est un outil indispensable pour fonctionner en groupe, d'abord pour se libérer soi-même de poids et de tensions parfois insurmontables, et pour les autres afin qu'ils sachent ce qui nous habite et ce qu'il en est de notre état intérieur. Une grande majorité de problèmes relationnels trouvent leur source dans un manque ou une mauvaise communication.

La Communication Non-Violente (CNV) est un moyen de communiquer qui favorise l'élan du cœur et la bienveillance. Mise au point par Marshall Rosenberg dans les années 1970, l'intention de la CNV est de créer une qualité de relation avec soi-même et avec les autres, qui permette de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun, de manière harmonieuse et pacifique. Les principes sont exposés très clairement dans son livre "Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs", avec de nombreux exemples concrets qui montrent clairement son efficacité.

La démarche de la CNV consiste à percevoir et à exprimer : Observations, Sentiments, Besoins, Demandes. Elle permet d'exprimer notre sincérité, la vérité de notre état intérieur, et d'écouter avec empathie celle de l'autre. La CNV permet de clarifier ce qui se passe réellement en nous et en l'autre à un niveau profond, puis de l'exprimer de manière authentique et ainsi rétablir un dialogue sincère, afin de résoudre un conflit ou trouver une solution à une situation qui satisfasse les besoins de tous, au lieu de trouver un compromis qui ne convient pleinement à personne.

Une observation est une description neutre, objective et précise des faits, et non une interprétation, un jugement ou une évaluation. Un sentiment ou une émotion se manifeste par le biais de sensations corporelles, et n'est pas une interprétation ni une pensée. Un besoin est universel et commun à tous les êtres, il ne fait jamais référence à une action particulière à effectuer par une personne en particulier (sinon c'est une stratégie). Une demande doit être claire, concrète, réaliste, négociable, et formulée de façon positive, pour ne pas être perçue comme une exigence ni laisser de doute sur ce que l'on souhaite concrètement. Voici quelques exemples :
  • Observation : au lieu de "Tu arrives encore en retard.", nous exprimerons en CNV : "La réunion commence à 10h et tu arrives à 10h15, lors de la réunion précédente jeudi dernier tu étais déjà arrivé 10 minutes après l'heure prévue."

  • Sentiment : au lieu de "Je sens que tu n'es pas impliqué" ou "Je me sens humilié par ton retard", nous dirons en CNV : "Je suis contrarié de devoir attendre" ou encore "Je suis agacé d'être là à l'heure s'il manque du monde."

  • Besoin : au lieu de "J'aimerai que tu respectes tes collaborateurs." ou encore "Je voudrais que tu sois plus responsable", nous dirons en CNV : "J'aimerai ressentir plus de coopération" ou "J'ai besoin d'efficacité dans mon organisation."

  • Demande : au lieu de " Tu devrais mettre un rappel sur ton téléphone." ou "Je t'appellerai avant la prochaine réunion pour que tu viennes à l'heure.", nous pourrons demander en CNV : "Est-ce que tu serais d'accord pour mettre un rappel qui te permettrai d'arriver à l'heure ?" ou bien "Est-ce que je pourrais faire quelque chose pour t'aider à arriver à l'heure ?"
La CNV peut passer pour un procédé simpliste et les formulations paraître artificielles, mais c'est l'une des techniques les plus efficaces pour dénouer les tensions parfois bien installées, et retrouver une fluidité de fonctionnement là où la guerre de tranchée était déclarée. S'il est facile d'en comprendre les principes, la mise en oeuvre est longue, et seule une pratique renouvelée permet d'intégrer la CNV dans la vie de tous les jours, et d'apporter un apaisement durable dans les relations.

Développer son esprit

La spiritualité, la religion, le "développement personnel"... tous ces mots sont parfois confondus pour former un immense repoussoir synonyme de fuite de la réalité et d'abrutissement aveugle, plein de contorsions physiques et mentales absurdes, de breloques tintinnabulantes, d'attitudes empruntées et de sourires obséquieux, de dogmes absurdes et de phrases vides de sens s'égrenant dans les illusions et les vapeurs d'encens.

Pourquoi aurait-on envie d'aller chercher ce qu'il y a au-delà de ce que nous montrent nos sens et de l'opinion la plus répandue sur l'existence, "science à l'appui" ? Nous sommes parfois dans nos vies confrontés à une crise existentielle. Événement difficile, surcharge de travail, ras-le-bol, le bouleversement peut arriver d'une façon ou d'une autre et contraindre l'individu à une remise en question profonde. C'est le moment de changer, d'apprendre et de grandir, et de vivre la crise comme une opportunité d'évolution. Mais pourquoi attendre une telle crise pour s'y mettre ?

Sommes-nous seulement les esclaves de notre ADN, des machines servant uniquement à sa reproduction, en lutte pour la survie et profitant à la va-vite d'éphémères satisfactions entre deux obligations, évitant la souffrance personnelle et recherchant le plaisir égoïste, le plus vite possible avant que tout cela ne finisse de toute façon à la tombe ? La vie, n'est-ce vraiment que cela ? Peut-être pas. Peut-être que la Vie est infiniment plus vaste que ce que nous en percevons. "Le monde est profond, plus profond que ne le pensait le jour", écrivait Nietzsche.

Si nous trouvons normal de "perdre notre vie à la gagner", si nous acceptons de faire passer notre propre santé et notre propre bien-être après nos impératifs professionnels, si nous arrivons à avoir envie d'en finir quand les aléas de notre métier désavouent notre être profond, c'est peut-être que nous n'avons pas bien saisi le sens réel de l'existence. Il est primordial de donner une signification à notre existence, de développer les talents et qualités que nous sentons habiter en nous, d'être en accord avec ce que nous faisons chaque jour afin que notre quotidien ait du sens pour nous, et d'être satisfaits de la façon dont nous sommes en relation avec ceux que nous côtoyons. Mais au fait, qu'est-ce que l'existence ?

Que faisons-nous sur cette planète ? La vie a-t-elle un sens ? Pourquoi souffrons-nous ? Pourquoi je ne suis pas comme les autres ? Chercher des réponses à ces questions permet de trouver des réponses qui redonnent du sens à l'existence, nous permettent de faire la paix avec notre existence, pour ensuite mieux développer notre vie personnelle et professionnelle. Pour les curieux et les impatients, voici quelques éléments de réponse :
  • Il y a une vie après la vie : notre vie ne s'arrête pas avec les battements de notre coeur, tout comme elle n'a pas commencée avec eux. L'âme n'est pas une fantaisie, mais bien notre identité réelle, immatérielle et immortelle.

  • Il y a un Créateur, et il nous veut du bien : c'est la Conscience de Vie qui traverse tout ce qui existe. Tout dans la Nature, de l'atome à la galaxie, du système digestif au développement du papillon dans le cocon est parfaitement ordonné, régulier, rationnel, et manifeste une intention. Le Créateur est "la Vie" dont parlent parfois les scientifiques.

  • Nous sommes reliés à tous les êtres vivants : bien que nos corps soient apparemment séparés, nous sommes tous reliés par la conscience. Nous sommes tous Un à la racine de notre être, nous avons tous tiré notre individualité de la même Conscience Universelle. Aussi tout ce qui arrive à l'un d'entre les êtres se répercute un peu sur tous les autres.

  • Nous créons nous-mêmes notre vie avec notre état de conscience : nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive. Personne ne nous punit ni ne nous récompense, ce sont nos croyances, nos pensées et nos émotions qui attirent à nous ce que nous vivons, qui font ou défont notre santé, nos relations et nos expériences.

  • Nous pouvons tous être parfaitement heureux : sachant que tout est de la conscience rendue visible et que nous pouvons compter sur notre Créateur pour satisfaire tous nos besoins, libre à nous de travailler sur nos croyances, pensées et émotions, pour faire appel à ce Créateur afin atteindre le bonheur pour nous et pour les autres, un bonheur dans lequel nous sommes tous sensés vivre.

  • Nous pouvons tous changer et développer notre esprit : nous ne sommes pas condamnés à rester coincés dans nos travers. Chaque être humain est, dans sa réalité dernière, une petite particule du Créateur. Nous ne sommes pas notre corps. Nous ne sommes pas notre métier, nos relations, notre compte en banque, ni notre voiture. Nous sommes cette âme qui donne vie à notre corps, et notre "conscience humaine" tirerait un grand bénéfice à se nettoyer de toutes ses croyances irréelles, pour se reconnecter à cette âme que nous sommes.
Le véritable développement spirituel ne demande aucun voyage lointain, ni rencontre de gourou illuminé d'un savoir supérieur, supposé nous être transmis. L'observation de la Nature, la méditation, et quelques bonnes lectures produisent immanquablement des résultats concrets dans l'amélioration de l'état de conscience et l'appréhension de l'existence. Quant à atteindre l'illumination, bien sûr, ceci est une autre histoire.

Pour conclure

La qualité de vie au travail n'est pas uniquement déterminée par des facteurs extérieurs au salarié. Bien sûr, l'environnement de travail, les aléas de la vie de l'entreprise, le contexte économique ont un impact important sur la condition du travailleur, et il est nécessaire de faire tout ce qui est possible pour améliorer ces facteurs afin que les travailleurs puissent assurer leur fonction sans que cela nuise à leur "capacité de reproduction de la force de travail", qu'ils gardent leur santé et leur moral en étant au service de l'entreprise. Mais de la même façon que tous les individus ne sont pas allergiques au pollen, ni n'attrapent de grippe en étant exposés au virus, tous les salariés ne sont pas impactés aussi négativement les uns que les autres par les mêmes conditions extérieures.

"Le microbe n'est rien, le terrain est tout", aurait reconnu Pasteur sur son lit de mort, donnant ainsi raison à Antoine Béchamp et Claude Bernard, qui préféraient renforcer la santé plutôt que combattre les microbes. Comme pour la santé physique, en matière de QVT le terrain individuel semble être au moins aussi important que les conditions extérieures. C'est pour cela qu'il est important de prendre soin de soi individuellement, au-delà du cadre strict de l'environnement de travail, pour améliorer le « terrain » physique et psycho-émotionnel. Des solutions directement accessibles que chaque salarié peut mettre en oeuvre individuellement et efficacement sont donc :
  • Le renforcement de la santé physique, de l'énergie et de la clarté mentale par la reconnexion à la Nature et l'alimentation
  • L'amélioration du contenu mental et de la capacité à résister au stress par l'arrêt de la télévision et la pratique de la méditation
  • L'augmentation du bien-être et de l'épanouissement par la communication bienveillante et le développement de la conscience
Même si ces pratiques semblent artificielles ou compliquées de prime abord, rien ne vaut de les essayer pour en ressentir toute la portée. Nous sommes tous collectivement coupés de notre nature profonde et du lien essentiel à la Vie, nos « maladies de civilisation » et la destruction toujours croissante de la Nature ne cessent de le rappeler tous les jours à nos consciences trop occupées pour s'en soucier réellement. Notre condition individuelle est le reflet de la condition générale de notre « civilisation », et nous devons nous avoir le courage de nous responsabiliser et de faire quelque chose, nous-mêmes, concrètement et individuellement, pour changer la donne. Car si nous ne faisons rien pour changer nous-mêmes cette situation regrettable, qui le fera ?

Début : Le travail nous rend-il vraiment malades ? (La QVT 1/2)



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